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mardi 1 février 2011

Politique - Ils ont installé Gbagbo - Prun'

Politique - Ils ont installé Gbagbo - Prun'

Jean-Paul N'Gassa

Ils ont installé Gbagbo

Un collectif soutient Laurent Laurent Gbagbo à Nantes


Image de Ils ont installé Gbagbo

"On a installé Gbagbo!" C'est ce que scandent à tue-tête les militants de ce collectif dénommé Pour une Afrique libre et responsable, alors que nous interviewons leur leader.
Les pro-Gbagbo de Nantes dénoncent haut et fort un brigandage et un vol organisés par la communauté internationale, lors du dernier scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire. Pour quelles raisons? Difficilement explicable officiellement, mais les partisans de Laurent Gbagbo à Nantes suggèrent volontiers des connivences privées entre Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy. "Sarkozy confond ses intérêts personnels avec les intérêts de la France" affirment ces militants. En retraçant le déroulement des élections, des procédures et aux vus des chiffres présentés, les pro-Gbagbo ont exprimé leur incompréhension face à la proclamation de la victoire d'Alassane Ouattara. C'est ce qu'ils ont fait comprendre au président Sarkozy à travers une lettre qu'ils lui ont adressé, sous couvert du préfet de Loire-Atlantique.


Alassane Ouattara a été reconnu par la communauté internationale comme étant le vainqueur des dernières élections présidentielles en Côte d'Ivoire. Toutefois, le président sortant, Laurent Gbagbo conteste ces résultats et garde le contrôle de l'administration dans le pays. Ses partisans s'étaient réunis dans le centre-ville de Nantes le samedi 8 janvier dernier.
La rédaction de la Radio Prun' a pu s'entretenir avec le président de ce collectif. Djàzoup-Djàzé Ngassa, pendant cette manifestation au micro de Michaël Rakotoarson:

lundi 27 décembre 2010

Situation en Côte d'Ivoire, réaction de REAL DEMOCRACY


Dimanche 26 décembre 2010



Le Réseau des africains, européens-Africains et européens pour la liberté et la démocratie, organisation non gouvernementale basée en Belgique, suit avec beaucoup d'attention la situation en Côte d'Ivoire. Cette situation qui prend des dimensions inquiétantes du fait d'une campagne médiatique occidentale sous le couvert d'une "communauté internationale" tendant à opposer les ivoiriens aux ivoiriens pour les pousser à la guerre est inacceptable. Nous rappelons aux uns et aux autres que la démocratie c'est le pouvoir du peuple par le peuple. La liberté de choix est l'essence et la raison d'être de la démocratie, De ce fait inaliénable, nul choix ne doit être imposé par quelques moyens que ce soit au cours d'un scrutin. De même, tous les acteurs du jeu et du débat démocratique sont supposés être de bonne foi et de bonne volonté jusqu'à ce que la preuve du contraire soit établie. Un processus électoral a été entamé en Cöte d'Ivoire sans que les conditions de liberté de choix soient établies dans une partie importante du pays. L'Organisation des Nations Unies a non seulement failli à sa mission qui consistait entre autre à établir les conditions de choix libre et de désarmement des groupes armées a plutôt encourager ceux-ci, violant de fait son statut de faiseur de paix et de troupe impartiale au bénéfice d'un camp. Ainsi son représentant a largement outrepassé son mandat et créer les conditions d'une guerre civile aux conséquences graves pour la sous région. 

En effet à la lecture de la déclaration sur la certification des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 en Côte d’Ivoire. Monsieur CHOI mentionne les cinq critères de certification des élections, à savoir :
l’environnement sécurisé, l’inclusion, l’impartialité des médias d’Etat, la crédibilité de la liste électorale et les résultats transparents et acceptés par tous. Pour ces critères, Monsieur Choï s'estime « globalement » satisfait, en revanche le dernier qui se rapporte précisément à la proclamation des résultats n’est pas sans poser problème.
si l'on s'en tient à ce point, il appelle quelques observations se rapportant :
- à la proclamation des résultats provisoires par la CEI,
- à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel
- et à votre rôle de Certificateur.

I- S’agissant de la proclamation des résultats provisoires par la CEI, Monsieur Choï est satisfait et retient seul ces résultats comme définitivement acquis.
Or, le fonctionnement de la CEI est émaillé d’un certain nombre d’anomalies parmi lesquelles on ne retiendra que trois :

La première, c’est le blocage de cette institution, qui a été incapable de statuer dans les délais impartis. Monsieur Choï le  reconnais lui-même en ces termes : « Malgré mon appel à la CEI pour qu’elle proclame promptement les résultats provisoires du 28 novembre 2010, la CEI a été incapable de le faire sans retard, en raison de divisions internes ».

La deuxième anomalie réside dans le fait que le président de la CEI, sans avoir épuisé la délibération avec les autres membres et donc sans validation des résultats par la Commission centrale dans son ensemble, a pris sur lui de proclamer les résultats provisoires. Il y a là un vice de procédure, voire une incompétence, puisque la décision doit en principe émaner de l’ensemble des membres de la Commission.

La troisième anomalie procède de ce que le Président de la CEI a proclamé les résultats, non pas à son siège et devant la presse nationale et internationale, mais, comme Monsieur Choï le mentionne  lui-même, « dans l’après-midi du 2 décembre 2010 à l’Hôtel Golf » devant la presse française. Cependant, il occulte de dire que le Président de la CEI est allé proclamer les résultats au siège de campagne du candidat Alassane Dramane Ouattara. Ce qui n’est autre qu’une irrégularité consistant à la fois dans la rupture de l’égalité des candidats devant l’élection et dans la partialité du Président de la CEI.

Plutôt que de relever cette irrégularité flagrante, Monsieur Choi a préféré la justifier par la présence des forces de l’ordre qui, on ne sait comment, auraient "exacerbé" les "divisions internes" à la CEI.

II- Quant à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, Monsieur Choi émet de sérieuses réserves pour ne pas dire des objections déniant, à la juridiction toute intervention dans le processus électoral. Ignorant et déniant en même temps les attributions du Conseil Constitutionnel relatifs aux élections présidentielles, les  rapports au contentieux électoral et à la proclamation des résultats.
Premièrement, il revient au juge constitutionnel, conformément à l’article 94 de la Constitution de statuer « sur…les contestations relatives à l’élection du Président de la République… ». Tout candidat qui se sent lésé peut saisir le Conseil Constitutionnel pour qu’il se prononce sur les irrégularités commises dans certaines régions. Cette démarche n'est pas en contradiction avec les critères de certification qui prescrivent que les contestations doivent être faites « de manière pacifique par les voies appropriées ». Celles-ci s’entendent des voies légales et, c’est là une exigence fondamentale de l’Etat de droit.

Pour y parvenir, le contentieux de l’élection présidentielle confère de larges pouvoirs au Conseil Constitutionnel. Parmi ceux-ci, lesquels on ne retiendra que deux. Le premier l’amène à examiner les contestations relatives à l’élection en tenant dûment compte des irrégularités commises et susceptibles d’entacher les résultats. C’est à la juridiction suprême qu’il revient d’apprécier le caractère déterminant ou non de l’irrégularité.

Le second pouvoir, tout aussi important, est celui qui consiste à réformer, éventuellement, les résultats, c'est-à-dire à proclamer élu un candidat autre que celui qui a été implicitement déclaré vainqueur par la CEI. Or Monsieur Choi refuse d’admettre l’existence d’irrégularités de nature à influer sur les résultats des élections. Pour ce faire, le Représentant Spécial, n’hésite pas,à distinguer les observateurs et experts selon qu’ils sont des occidentaux ou des africains. Ils se permet de qualifier ainsi, tout en vous gardant d’en fournir le critère, les premiers de "crédibles" et les seconds, a contrario de non crédible parceque ce sont des noirs, Ce qui est une preuve racisme. il emboîte ainsi le pas à un journaliste français qui, d’un ton méprisant et dédaigneux en parlant des experts et observateurs africains, les qualifie d’« observateurs sortis d’on ne sait où ».

Nous rappelons à tous que ces observateurs qui comprennent même ceux de l’Union Africaine et qui avec force détails révèlent, dans les zones CNO et plus particulièrement au Nord, entre autres l’empêchement à la participation des électeurs au vote, le bourrage des urnes, l’interdiction de présence des représentants LMP aux bureaux de vote, l’intimidation des rebelles armés…, tous faits de nature à impacter les résultats des élections. Il en va de même des violations graves des Droits de l’Homme dont viols et assassinats de ces militants et sympathisants, qui ne semble nullement émouvoir la fameuse' communauté internationale et encore moins le représentant spécial..

La proclamation des résultats définitifs est une étape importante, qui intervient après celle des résultats provisoires et qui épuise la compétence du juge constitutionnel. L’on ne saurait faire l’économie de cette phase, comme vous semblez l’indiquer. Le dernier mot revient au Conseil Constitutionnel et non à la CEI. Il en va ainsi pour au moins deux raisons étroitement liées. La première, c’est que le Conseil est une juridiction et la Commission Electorale Indépendante une simple autorité administrative, fut-elle indépendante. La seconde, c’est que la décision du Conseil Constitutionnel s’impose à celle de la CEI et à toutes les instances, y compris juridictionnelles de l’Etat. Je dois rappeler, à ce stade, qu’elle s’impose également aux instances étrangères en raison de la souveraineté de l’Etat et du caractère objectif de sa personnalité internationale.

Le Conseil Constitutionnel ne saurait donc être une chambre d’enregistrement de la CEI. S’il a validé au premier tour les résultats provisoires, parce que n’ayant pas trouvé à redire, il n’est nullement tenu d’agir ainsi au second tour. Ainsi, un candidat ne saurait être définitivement déclaré admis sans l’avoir été par le Conseil Constitutionnel.

III- S’agissant, enfin, du rôle de Certificateur, 

Il semble que ce rôle n'a pas été bien compris par le représentant spécial de l'ONU, cela nous pousse à faire les observations suivantes:

La première, c’est que Monsieur Choi décide de ne  s'en tenir qu’aux résultats non consolidés de la CEI, à partir de documents fournis par celle-ci. Il refuse ainsi de reconnaître la décision du Conseil Constitutionnel, la juridiction suprême en Côte d'Ivoire.

C’est là une décision grave qui a pour effet une immixtion dans les affaires intérieures de l’Etat de Côte d’Ivoire. En agissant ainsi il viole l'esprit et la lettre de la résolution S/RES/1765 du Conseil de Sécurité des nations Unies du 16 juillet 2007 réaffirme en son préambule, « son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance …de la Côte d’Ivoire » et rappelle « l’importance des principes…de non-ingérence ».

La seconde observation, c’est le mépris que Monsieur Choi affiche pour les institutions ivoiriennes, comme il l’a déjà fait pour les institutions africaines. Il a décidé souverainement d’arrêter la procédure au stade des résultats provisoires irrégulièrement proclamés par le Président de la CEI et de ne point tenir compte de la phase juridictionnelle, la plus importante de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.

A la vérité, Monsieur ne fait que ce qui l'arrange et visible sa mission était tout sauf de favoriser une émergence démocratique en Côte d'Ivoire. Pour le premier tour, il a bien accepté les deux phases de l’élection présidentielle et pour le second tour, il a ignoré la phase juridictionnelle. La raison évoquée, d’ailleurs dans le milieu diplomatique, est tirée de ce que la Commission est indépendante alors que le Conseil Constitutionnel, parce que ses membres sont nommés par le président de la République et le président de l'assemblée nationale, ne le serait pas.

Les africains européens sont surpris par tant de cécité politique quand il s'agit des problèmes de droit en Afrique. Nous tenons à rappeler que dans la plupart des Etats y compris la France le mode de désignation du Conseil Constitutionnel est le même, le pouvoir de nomination étant partagé entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale. Monsieur Choi qui valide les resultats non consolidés de la CEI feint d'ignorer que le CEI est composée de représentants des partis politiques et des Forces nouvelles qui y sont majoritaires. Sur trente deux membres, cinq seulement sont de La Majorité Présidentielle, alors que les vingt sept autres représentent particulièrement le RDR et les Forces Nouvelles.

Monsieur Choi à honteusement outrepassé son mandat de certification, qui ne consistait qu’à vérifier la conformité du processus électoral aux règles qui l’encadrent et d'en rapporter son témoignage aux nations unies. Au lieu de cela, il s' est proclamé censeur et décideur au dessus du Conseil Constitutionnel.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie déplore la partialité dans la mission que l’ONU a assignée à son représentant spécial. En effet depuis son arrivée en Cote d’Ivoire il n’a eu de cesse de prendre partie dans les problèmes qui opposent les différents acteurs politiques. Ainsi, il a oublié son rôle d’arbitre et de conciliateur que sa charge impose. En décidant d’agir, comme il l’a fait, il a bafoué la légalité et a exacerbez les tensions alors que sa mission devrait consister à consolider l’Etat de droit et à renforcer la paix. En tout il a renforcé la méfiance des peuples envers l'ONU, qui au demeurant n'a jamais résolu le moindre problème partout ou elle est passé; mais à plutôt aggravé la souffrance des peuples qu'elle était censé venir aider.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie estime qu'il n'est pas trop tard pour éviter la guerre et les conséquences qui en découleront dans la sous région. Il propose à cet effet que les uns et les autres répondent favorablement à la main tendue du Président Gbagbo pour la mise en place d'une mission internationale d'évaluation du procéssus électorale pour établir la vérité sur ces élections. Celui qui sera désigné réellement vainqueur après le décompte des voix sera reconnu président sans contestation.

"La légalité est la propriété de tous, car elle est le droit de tous. Elle est le sol moral de la patrie" la communauté internationale et en particulier l'ONU et la France devraient s'inspirer de cette réflexion de Lamartine car le légalité constitutionnelle n'est pas à géométrie variable, valable quand elle est en faveur de celui qu'ils soutiennent et non valable quand elle est favorable à l'autre camp.

Le réseau euro-africain pour la liberté et la démocratie tient personnellement pour responsable le représentant spécial de l'ONU, la France qui incite les pays limitrophes a mener une action militaire en Côte d'Ivoire, pour le génocide en préparation en Côte d'Ivoire comme ils l'on fait au Rwanda et seront responsables devant l'histoire des morts et de la souffrance des peuples qui auront à souffrir de l'ostracisme de l'ONU en Côte d'Ivoire.

samedi 25 décembre 2010

LYNCHAGE MEDIATIQUE DE GBAGBO L’AFRICAIN : LES CONGOLAIS S’EN MELENT

Par Cheik FITA - Publié dans : cheikfitanews Bruxelles, le 25 décembre 2010
Laurent Gbagbo : L'Homme
Le texto suivant circule dans la communauté congolaise de Belgique depuis ce samedi 25 décembre 2010 peu après 0h00 :
« Manifestation de soutien à   Laurent GBAGBO et au Peuple Ivoirien. Mercredi 29 Déc. à 13H devant la Commission Européenne. Métro Schuman. Soyons nombreux SVP. Faites circuler ce message svp. »
Qu’est-ce qui a bien pu motiver cette prise de position de certains activistes congolais de Belgique ?
Il est vrai que la Côte d’Ivoire n’est pas le Congo. Ce sont sûrement les similitudes suivantes qui inquiètent :
-         Elections post conflits
Comme en RD Congo en 2006, l’occident avait déjà apparemment son candidat et son vainqueur, résultats informatisés via un serveur en occident à l’appui.
-         CPI : cour en principe Internationale, mais où ne croupissent que des nègres. Cet épouvantail commence déjà à être brandi contre Gbagbo
-         Sarkozy : le Président français est apparemment à la pointe de l’affront Internationale anti-Gbagbo. Or pour les congolais, monsieur Sarkozy a perdu toute crédibilité  après avoir prononcé il y a deux ans ces phrases terribles :
« … Quant à la région des Grands Lacs, la violence s’est une nouvelle fois déchainée. L’option militaire n’apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis bien avantage que dix ans.
Il faut trouver une nouvelle approche pour apporter aux pays de la région l’assurance que l’ensemble de ces questions sera réglé de façon globale. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République Démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou à un autre, il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côtés des autres ? »
-         Mission de l’ONU. Les différentes missions de l’ONU en Afrique rendent
Certes des services appréciables. Mais à la longue, ne sont-elles plus ressenties comme des pouvoirs supra-état ? Et les représentants du Secrétaire Général de l’ONU n’en reflètent-ils pas les attitudes ?
Par rapport à cette grande offensive internationale où le Président Obama a été sûrement embarqué avec des données pas nécessairement orthodoxes, des congolais de Belgique ont pensé donner un autre son de cloche, et dénoncer la main invisible de l’étranger. Les Congolais en ont l’amère expérience : depuis Lumumba jusqu’aujourd’hui, en passant par les élections de 2006… et plus de cinq millions de morts sans que cela n’émeuve la communauté dite « internationale ».
Monseigneur Bernard Agré, archevêque d’Abidjan n’a-t-il pas été moins tranché que le Président Sarkozy en disant : il faut trouver «une solution humaine au problème ivoirien. » Cette voie de sagesse ne devrait-elle pas en définitive être la voie à suivre dans le conflit ivoirien ?

Bruxelles, les Congolais en sit-in pour soutenir Laurent Gbagbo

A couper le souffle: Annonce ONUCI dans Fraternité Matin du 27/09/2010

Si l'ONU n'a pas programmé des massacres humains en Cote d'Ivoire au profit de OUATTARA, comme cela se fait-il qu'elle s'était mise à rechercher des Pompes funèbres, c'est-à-dire des cercueils ? L'ONU serait-elle devenue une entreprise au service du crime et des génocides ?
Lisez ce qui suit.



Au vu des événements actuels, cette annonce prend toute sa signification. Sinon, pourquoi l'ONUCI, "mission de paix" anticipait-elle un besoin de prestation de services mortuaires?
 
Nathalie Yamb

"Changer de régime et améliorer les lois sans changer les hommes et les rendre meilleurs, c'est comme balayer la chambre sans ouvrir la fenêtre; la poussière soulevée (celle du moins qui n'aura pas été avalée) retombera d'où elle vient" (Lanza Del Vasto).

APPROCHE DE LA COTE D'IVOIRE CRISE, RAWLINGS APPELLE à des fins pacifiques

23 Décembre 2010, Transmis par G. Mascad

L'ancien président Flt Lt Jerry John Rawlings a réitéré son appel à la retenue extrême dans la gestion de la crise en Côte d'Ivoire.
 
Dans un communiqué publié jeudi, trois jours après avoir appelé à la retenue et de maturité par toutes les parties prenantes dans la crise, le Président Rawlings dit que la situation en Côte d'Ivoire n'était pas une simple dispute électorale, mais un réseau de complexités ethniques et politiques qui devraient être traitées avec tact et diplomatie plutôt que les indices ouverte de l'intervention musclée.
 
L'ancien Président a déclaré les résultats contestés indiquent clairement que la Côte d'Ivoire est fortement divisée sur des lignes ethniques et qui est une question qui devrait préoccuper les intervenants majeurs tels que la CEDEAO, l'UA et l'ONU, qu'ils considèrent comme des options pour sortir de l'impasse.
 
"Les deux hommes au centre du litige ont tous deux indiqué qu'ils étaient disposés à voir un dépouillement judiciaire ou de vérification plus approfondie des résultats par des observateurs neutres. Y at-il motif caché en refusant de relever le défi offert par les deux parties?
 
"Il est également important que nous ne vous précipitez pas dans n'importe quelle forme d'intervention musclée. Cela ne garantit pas une résolution définitive de la crise et peut exacerber une situation déjà explosive qui pourrait dégénérer en une guerre civile à grande échelle avec des conséquences horribles.
 
"Les tentatives pour mobiliser le soutien pour une intervention militaire manque aucune justification et plutôt exposera l'ONU, la CEDEAO et l'UA comme étant hypocrite.
 
"Les résultats des élections Plus scandaleux ont eu lieu sans intervention. Comment peut-on justifier une intervention dans ce cas, lorsque les résultats sont si proches et divisé selon des lignes ethniques? Laissez-nous examiner toutes les options pacifiques disponibles plutôt que d'une intervention militaire qui ne peut pas établir une transition politique pacifique en Côte d'Ivoire.
 
"La situation là-bas est certainement embarrassantes pour l'Afrique, mais tout aussi préoccupant est le fait que beaucoup de choses ont été laissées non déclarée par les médias internationaux. Rapports par certains observateurs de l'élection majeure condamnant la conduite des élections dans plusieurs régions du pays ont été totalement ignorés par les médias internationaux.
 
Certaines régions ont enregistré une voix plus élevé que la liste total d'électeurs inscrits avec une zone de 159.788 ont "valable" voix sur une liste de 48.400 électeurs inscrits.Ceux-ci, en plus du fait que dans certains domaines personnel de la commission électorale et certains agents du scrutin partie n'étaient pas autorisés à gérer le processus, exige qu'une enquête sérieuse doit être engagée d'urgence.

"Il ya beaucoup de questions sans réponse cruciale. Les détails du rapport de l'envoyé de l'UA, le président Thabo Mbeki devraient être rendues publiques afin de découvrir la nature de la situation.
"Il est également impératif que la CEDEAO appelle une réunion d'urgence d'inviter les deux parties dans la crise ainsi que des représentants de toutes les missions d'observation qui a couvert les élections d'exposer leur cas. C'est ce trait dans le passé et aller un long chemin à trouver une solution.
 
"Nous avons soigneusement à filetage pour le bien du peuple de Côte d'Ivoire qui sont les véritables victimes de cette tragédie. Je fais appel à la CEDEAO et d'autres institutions internationales impliquées dans la crise de prendre un regard critique sur la situation et faire tout en leur pouvoir pour le résoudre de manière pacifique ", a déclaré le président Rawlings.

Côte d'Ivoire : Les stagiaires et étudiants africains proposent leur médiation



                                                             Paris, le 25 décembre 2010



Communiqué de presse

A la suite du second tour des élections présidentielles s en Côte d’Ivoire, le pays se retrouve dans une situation de crise encore plus profonde. Vu l’évolution de la situation, il convient de se mettre aux côtés de ce pays pour sauver la paix. C’est pourquoi,
Vu l’échec de la médiation africaine ;
Vu l’incapacité de la Communauté internationale à trouver une solution juste et durable à la crise ivoirienne ;
Vu le spectre et l’imminence de la guerre en Côte d'Ivoire qu’il faudra éviter à tout prix ;

L’ASEAF (Association des Stagiaires et Étudiants Africains en France) se propose, en qualité de société civile, de mener une médiation entre les deux camps en conflit politique : Camp Gbagbo et Camp Ouattara. Nous avons proposé, ce jour, notre offre de médiation à ces deux camps. Nous sommes disponibles pour nous rendre à Abidjan dès que l’un des camps répond favorablement.

L’ASEAF demande à la Société Civile Panafricaine, notamment les structures de la jeunesse, de se joindre à son initiative pour éviter la souffrance au Peuple ivoirien. La solidarité panafricaine doit s’exercer pleinement pour sauver ce Peuple qui se trouve au bord du chaos et du suicide collectif.

L’ASEAF demande à la force onusienne, présente en ôte d’Ivoire, de protéger les populations civiles sans distinction et en application stricte de son mandat. Il serait incompréhensible et inconcevable pour les Africains et les Panafricanistes, que les Casques Bleus se passent de leur statut de neutralité pour entrer en conflit aux côtés de belligérants.

La répression, par les forces de l’ordre, de la manifestation de soutien à Laurent Gbagbo à Douala, organisée par les partis de l’opposition camerounaise, ce jeudi 23 décembre 2010, problème n’est plus ivoirien et que « la maison Afrique » risque de brûler. La FEANF a milité pour la libération et l’indépendance de l’Afrique. L’ASEAF le devoir de veiller à la stabilité de l’Afrique, notre bien commun.

L’ASEAF invite Laurent GBAGBO et à Alassane OUATTARA de se surpasser pour que la paix revienne en Côte d’Ivoire.

Le peuple ivoirien, dans l’intérêt duquel chacun entend travailler, mérite autre chose que la guerre : la Paix, c’est le cadeau de Noël et de fin d’année que nous pouvons lui offrir.


                                      Pour la Société Civile Panafricaine

                                      Dr. Paul KANANURA
                                               Président de l’ASEAF


                                                          

ASEAF – Association des Stagiaires et Etudiants Africains en France.
Université Michel de Montaigne Bordeaux3 - DomainUniversitaire - F 33607 Pessac cedex - Tel : +33 674 26 68 47 – Fax : +33 9 53 82 29 97 Courriel : aseaf2002@yahoo.fr - Site Internet : htp://aseaf.free.fr
Code APE : 913- Code SIRET : 445 347 461 000 11 - Compte : 13335 0301 089745854896 36, CEAPC

Declaração do Governo de Angola sobre a Crise na Côte D’Ivoire

Transmis par elbe zre Date : 25 décembre 2010 17:15
REPÚBLICA DE ANGOLA
MINISTÉRIO DAS RELAÇÕES EXTERIORES
GOVERNO DE ANGOLA

O Executivo Angolano continua a acompanhar com grande preocupação o desenvolvimento da crise pós eleitoral na Côte D’Ivoire que corre o risco de desembocar num conflito de consequências imprevisíveis, susceptíveis de pôr em causa a paz e estabilidade na África Ocidental, uma região de si já frágil com processos de estabilização em curso em vários países onde os processos democráticos são recentes, depois de longas guerras que marcaram tragicamente a sub-região, nomeadamente: na Libéria, Serra Leoa, Guiné Conackry, Guiné-Bissau e Níger.
Essa preocupação torna-se maior quando se avizinham novos processos eleitorais que podem vir a ser afectados pela situação na Côte D’ivoire e assim criarem-se novas tragédias no continente.

O Executivo Angolano constata com muita apreensão o facto de todas as medidas tomadas até aqui pela Comunidade Internacional estarem a empurrar a Côte D’Ivoire irremediavelmente para guerra.

A celeridade com que este processo degenerativo está a decorrer é apenas um indício das grave anomalias e dos factores que antes, durante e depois das eleições contribuíram e continuam a afectar negativamente a situação crítica prevalecente na Côte D’Ivoire.

Com efeito, é estranho que no prazo de cinco dias tenham sido tomadas internacionalmente as medidas radicais e extremas que conhecemos, sem que em primeiro lugar todas as reclamações do próprio pleito eleitoral tenham sido atendidas e devidamente aferidas, de modo a não apenas se apurar o vencedor de forma inequívoca, mas também dissuadir qualquer contestação e, em segundo lugar, sem que tenham sido minimamente utilizados as vias de resolução pacífica do diferendo, através do diálogo e negociação, conforme as normas universalmente aceites nestes casos.

Têm chegado ao Executivo Angolano contactos de diversas entidades e países no sentido do seu envolvimento numa eventual mediação com vista a busca de solução para a crise.

O Executivo Angolano é a favor de uma solução pacífica e negociada do conflito Ivoiriense. Por conseguinte, denuncia com veemência a campanha difamatória que, por outro lado, foi posta a circular, segundo a qual teriam sido pretensamente localizados mercenários ou soldados Angolanos na Côte D’Ivoire e considera que estas falsas notícias se inscrevem na habitual estratégia de interferência externa nos assuntos do continente, visando denegrir os seus líderes e instituições e manipular uma vez mais a opinião pública para justificar a inevitabilidade da guerra.

É lamentável que neste momento potências externas ao continente estejam a instar outros países Africanos da sub-região a precipitarem a guerra como forma de solução de um problema que, no entender do Executivo Angolano, pôde e deve ser resolvido pacificamente.

É entendimento do Executivo Angolano que a crise na Côte D’Ivoire se trata de um assunto Africano pelo que cabe aos Africanos tomarem a liderança no seu tratamento. Assim, a União Africana deve assumir a responsabilidade desta liderança para evitar que o presente conflito resvale irreversivelmente para uma catástrofe humana, utilizando todos os instrumentos a sua disposição.

Governo da República de Angola, em Luanda, aos 24 de Dezembro de 2010.

Déclaration du Gouvernement d’Angola sur la Crise en Côte d’Ivoire

Transmis par elbe zre, 25 décembre 2010 17:15
RÉPUBLIQUE D’ANGOLA
MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES
GOUVERNEMENT D’ANGOLA

L’Exécutif Angolais continue à suivre avec grande préoccupation le développement de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire qui risque de finir dans un conflit aux conséquences imprévisibles, susceptibles de mettre en cause la paix et la stabilité de l’Afrique Occidentale, une région fragile où des processus de stabilisation sont en cours dans plusieurs pays ayant des processus démocratiques récents, suite aux longues guerres qui ont marqué tragiquement la sous-région, notamment : le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau et le Niger.

Cette préoccupation devient encore plus grande à l’approche de nouveaux processus électoraux qui peuvent être affectés par la situation en Côte d’Ivoire engendrant ainsi de nouvelles tragédies sur le continent.

L’Exécutif Angolais constate avec beaucoup d’appréhension le fait que toutes les mesures prises jusque là par la Communauté internationale sont en train de pousser la Côte d’Ivoire irrémédiablement vers la guerre.

La célérité avec laquelle ce processus dégénératif se développe n’est que l’indice des graves anomalies et des facteurs qui avant, pendant et après les élections ont contribué et continuent d’affecter négativement la situation critique qui prévaut en Côte d’Ivoire.

En effet, il est étrange que dans un délai de cinq jours, les mesures radicales et extrêmes que nous connaissons tous aient été prises au niveau international, sans que, premièrement, toutes les plaintes du processus électoral soient reçues et dûment vérifiées, de façon à non seulement désigner le vainqueur de forme non équivoque, mais aussi de dissuader toute contestation ; deuxièmement, sans qu’au moins soient utilisées les voies de résolution pacifique du différend, par le dialogue et la négociation, conformément aux normes universellement acceptées en pareil cas.
L’Exécutif angolais a reçu des contacts de plusieurs entités et pays dans le sens de son implication dans une éventuelle médiation afin de trouver une solution à la crise.

L’Exécutif angolais est favorable à une solution du conflit ivoirien par la voie pacifique et négociée. Par conséquent, il dénonce avec véhémence la campagne diffamatoire qui a été orchestrée selon laquelle on aurait prétendument identifié des mercenaires ou soldats angolais en Côte d’Ivoire ; il considère que ces fausses nouvelles s’inscrivent dans l’habituelle stratégie d’ingérence extérieure dans les affaires du continent, visant à dénigrer ses leaders et ses institutions et une fois de plus manipuler l’opinion publique pour justifier l’inévitabilité de la guerre.

Il est regrettable qu’à ce moment des puissances extérieures au continent demandent à d’autres pays africains de la sous-région de précipiter la guerre comme une forme de solution à un problème qui, de l’avis de l’Exécutif angolais, peut et doit être résolu pacifiquement.

L’Exécutif angolais croit que la crise en Côte d’Ivoire est une affaire Africaine et que, de ce fait, il incombe aux Africains de prendre le leadership des actions concernant sa résolution. Ainsi, l’Union africaine doit assumer la responsabilité de ce leadership afin d’éviter que l’actuel conflit devienne irréversiblement une catastrophe humaine, en utilisant tous les instruments qui sont à sa disposition.

Gouvernement de la République d’Angola, Luanda, le 24 décembre 2010.

mercredi 22 décembre 2010

Gabon : l'opposition réclame la démission d'Ali Bongo - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

Gabon : l'opposition réclame la démission d'Ali Bongo 

Que fera la France après le documentaire Françafrique, de Patrick Benquet, diffusé sur France 2, qui apporte une nouvelle preuve du tripatouillage des scrutins électoraux et la mainmise de la France sur l'Afrique subsaharienne ?

Enfin, les preuves sont nombreuses que la France, l'Union Européenne et les Etats-Unis sous le couvert de la communauté internationale tripatouille en Afrique les résultats des scrutins présidentiels. En dehors de l'actualité ivoirienne, le Gabon s'est vu imposer Ali Bongo Ondimba, volant ainsi la victoire à André Mba Obame à la présidentielle 2009 comme bien avant le Togo avec Faure Gnassingbé.  

Le peuple ivoirien comme tous les panafricains soutiennent André Obame et exige que réparation lui soit faite.

mardi 21 décembre 2010

Jean-François Probst : « Je crois que Gbagbo est à l'image de Mandela que de Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur»

Transmis par Claude Koudou, sources Kernews

Le couple Ouattara proche de la CIA ? Les révélations explosives de Jean-François Probst.
Jean-François Probst, l’ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l’Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d’Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd’hui consultant international en communication et conseille des chefs d’entreprise, des politiques et des chefs d’État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.

Jean-François Probst

Durée: 62 minutes. Pour écouter l'entretien avec Jean-François Probst, cliquez sur le bouton lecture:

Nous publions quelques extraits de l'entretien avec Jean-François Probst. Ce script ne constitue pas l'intégralité de l'entretien sonore: compte tenu de la longueur de l'entretien, nous avons du trier, de notre point de vue, les citations les plus marquantes de M. Probst.

Kernews : Pour quelles raisons le gaulliste que vous êtes estime-t-il que nos compatriotes, particulièrement ceux qui sont attachés aux souverainetés nationales, doivent s’intéresser aux événements de Côte d’Ivoire qui, selon vous, marqueront l’histoire de l’Afrique ?
Jean-François Probst : Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut se reporter à la fin de la IVème République. Les socialistes n'arrivaient pas se dépêtrer des affaires coloniales et c'est là que le général De Gaulle a joué un coup majeur, pour l'intérêt supérieur de la France et des Africains : il a octroyé par référendum à chaque pays la possibilité de devenir indépendant et souverain. La base de l'indépendance nationale lorsque l'on est gaulliste, c’est le 18 juin 1940. C'est le refus de l'occupant, c'est le refus de la collaboration avec l'ennemi, c'est la capacité, malgré la difficulté, à résister. En Côte d'Ivoire, la flamme d'une résistance générale, contre les colonisateurs, les anciens colonisateurs ou les nouveaux colonisateurs que sont les États-Unis, la Chine ou l'Inde, cela existe. Dans le monde entier, des centaines de milliers de jeunes gens s'informent et voient bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas, c'est un point très cher à la doctrine du général De Gaulle : l'organisation des Nations Unies, «le machin» comme l'appelait le général. C'est une organisation qui n'a pas lieu de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays pour régler ou annoncer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la responsabilité de l'ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas respecter leurs résolutions de manière générale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les trafics d'organes… En Côte d'Ivoire, les Nations Unies n'ont pas fait leur travail pour organiser une élection dans un pays qui a connu une dizaine d'années de crise. Monsieur Gbagbo a été élu en 2000. Il n'est pas arrivé du ciel, il n'est pas seulement un homme un peu socialiste soutenu par les socialistes français. C'est un Ivoirien qui a souffert dans le passé en tant qu’opposant et c'est d'ailleurs Monsieur Ouattara qui l’avait mis en prison quand il était premier ministre de Monsieur Houphouët-Boigny. Pour revenir à ce qui nous préoccupe, les Nations Unies auraient dû organiser des élections incontestables. Or, ce qui vient de se passer montre que rien n'était prêt : les listes électorales n'étaient ni faites ni à faire, on a vu 20 000 électeurs supplémentaires par rapport aux inscrits dans le nord où Ouattara et Soro ont été des rebelles à l'élection... Il y a eu des fraudes, tricheries et truandages... Le délégué des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Monsieur Choi, a, à mon avis, une technique coréenne qui n'a rien à voir avec la démocratie moderne. S'il souhaite par la suite qu'il y ait deux Côte d'Ivoire, comme il y a deux Corée depuis 70 ans, c'est son affaire… Mais en Afrique, on est en Afrique, on n’est pas en Asie ! Il y a 15 000 Français en Côte d'Ivoire et ils ne doivent pas subir les effets de la carence, de l'incompétence de l'ONU dans l'organisation d'élections. On voit bien qu'il y a eu beaucoup de fraudes. On me dit qu'il y en a eu des deux côtés. Probablement, mais je vois les cinq régions dans lesquelles certains bureaux de vote sont quasiment à 95% pour Monsieur Ouattara... Il y a eu des empêchements de voter, des violences, des viols et on m'a même raconté que dans certains villages, les amis de Messieurs Ouattara et Soro y allaient à l’arme pour intimider les gens et même parfois les tuer. Les Nations Unies ne peuvent pas fermer les yeux sur de telles affaires. Monsieur Choi n'a pas fait son travail dans le nord… Est-ce que cela exonère pour autant le président Gbagbo et son équipe de tous les défauts ? Sûrement pas, mais ce n'est pas à nous, gens de l'extérieur et prétendument de la communauté internationale, de nous ingérer dans les affaires de la Côte d'Ivoire… La Côte d'Ivoire n'est pas un pays qui est appelé à vivre en guerre civile. C'est un pays que je connais depuis 1969, c'est un pays gaulliste et houphouëtiste dans son cœur et dans ses tripes, c'est un pays uni et rassemblé avec de nombreuses ethnies et des étrangers. Et voilà que les Nations Unies, au lieu d'installer et de préserver la paix, viennent de sécréter la guerre. Je dis que Monsieur Ban Ki-Moon et Monsieur Choi vont avoir très mauvaise conscience et du sang sur les mains.

Pourquoi l’ONU a-t-elle fermé les yeux sur les fraudes dans le nord et pourquoi soutient-on Monsieur Ouattara à Washington en lui attribuant cette victoire ?
Avant de parler des États-Unis, de Monsieur Obama, de Washington et de la CIA, finissons de parler des Nations Unies et de leur rôle. Je crois qu'il y a beaucoup de soldats dans les chars marqués UN. Il y a beaucoup de fonctionnaires et de bureaucrates et, d'après des témoins sur le terrain, on n'a pas vu beaucoup d'observateurs dans les bureaux de vote des cinq régions du nord où il y a eu toutes ces fraudes. Là où l'ONU a encore un rôle encore plus critiquable, c'est que le président de cette fameuse commission électorale indépendante - qui, en réalité, n'avait d’indépendante que le nom - Monsieur Bakayoko, à peine avait-il quelques résultats partiels, s’est enfui à l'Hôtel du Golf… Tout cela est une farce ! Les Nations Unies couvrent cette ouattaresque pantalonnade et c'est très grave ! Cela s'apparente à un vol et un cambriolage de voix d’Ivoiriens par Monsieur Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur…

Vous avez évoqué la CIA…
De mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara… Les rebelles du nord sont manipulés de l'extérieur, et pas seulement par l'islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l'Afrique qui voudraient bien pousser jusqu'au sud. Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d'habitude à contre-courant. Ils ont engendré beaucoup de guerres et beaucoup de conflits civils, avec de nombreux morts dans de nombreux pays où il y a du diamant, de l'uranium, de l’or, du pétrole et d'autres richesses… Tout le monde fait la danse du ventre autour de la Côte d'Ivoire, mais les États-Unis, avec leurs manières lourdingues et obamesques, un peu comme Bush le faisait en Irak, arrivent à entraîner derrière eux des petits satellites ou des vassaux. Malheureusement pour mon beau pays de France, que le général De Gaulle avait fait sortir du commandement intégré de l'OTAN, le président Sarkozy a réintégré l'OTAN. Le président Sarkozy est à la traîne des États-Unis et la France est un wagon de queue de la grosse locomotive américaine… Les USA voudraient le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Mali, le Niger et cette Haute-Volta, devenue Burkinabè, qui veut percer vers le sud jusqu’à Yamoussokro pour, disent-ils, transformer la basilique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en mosquée. Obama, comme Sarkozy, c'est un peu une marionnette entre les mains du complexe militaro-industriel américain et des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui font ces barres chocolatées qui rendent obèses tous les enfants du monde. Cette action américaine me fait retourner un peu en arrière, au moment de la mort du président Houphouët-Boigny. La France avait déjà cette espèce de difficulté à être ensemble de façon gaullienne pour reconnaître les bienfaits et les défauts de la politique d'Houphouët. Mais Houphouët a dû gérer un pays après l'indépendance, il a commis sûrement des erreurs. Il a sûrement commis celle de mettre dans le même marigot Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qu'il a nommé premier ministre pendant que sa femme, Dominique, jouait un rôle semble-t-il bizarre à Abidjan et à Yamoussoukro. À la mort d'Houphouët, dans l'avion qui emmenait les autorités, Chirac ne parlait quasiment plus à Balladur... Messmer l'Africain représentait un peu l'autrefois. Il était difficile pour ces gens-là de se parler, même pour Mitterrand qui était carrément attaché aux années 40-50, pour ne pas dire à Vichy puisqu'il y avait carrément reçu la francisque... Le seul en France, socialiste d'ailleurs, qui avait une vision de l'avenir, c'était Gaston Defferre. Aujourd'hui, le président Sarkozy n'a aucune compétence dans le domaine de l'Afrique. Il l’a d'ailleurs démontré par deux stupides discours : celui de Dakar, qui était à la fois raciste et précolonial, et celui de Pretoria, que je viens de relire, dans lequel il annonçait que la France retirait toutes ses bases et tous ses militaires… Aujourd'hui, ce qu'il reste à faire à Monsieur Alain Juppé et à Madame Alliot-Marie, c'est conseiller au président Sarkozy de tenir son engagement : retirer les troupes françaises et pas à cause des élections cafouilleuses de Côte d'Ivoire, mais parce que nous allons vers un monde nouveau, vers la communauté de destin de 53 pays d'Afrique : 1 milliard d'habitants et pas seulement le petit Gabon, dont ne s’occupent que les Balkany, les Bourgi ou les Guéant... Nicolas Sarkozy pourra de façon grossière et indécente s'agiter, vociférer, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire, mais il n'aura que des réponses cinglantes des Ivoiriens qui lui répondront que la Côte d'Ivoire n'est pas une sous-préfecture française. Donc, de grâce, que les Américains, que la France de Monsieur Sarkozy, que l'Europe de Messieurs Baroso et Van Rompuy, se calment et s'abstiennent de commentaires vasouilleux et menaçants… Pendant ce temps, Monsieur Netanyahou n'a que faire des recommandations des Nations Unies et Monsieur Ahmadinejad s'assoit sur les recommandations des Nations Unies et de Monsieur Obama…

Sommes-nous en train de vivre un cas de manipulation médiatique mondiale comme ce fut le cas avec l’Irak ?
Incontestablement. Il y a intoxication des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation qui prévaut à Abidjan et en Côte d'Ivoire. Bien sûr, il y a la responsabilité des journalistes, dont certains ne connaissent rien à la réalité ivoirienne : c'est le cas de Monsieur Jean-Michel Apathie qui s'est fait moucher par un artiste africain… Mon cher Yannick Urrien, je suis né en 1949, j'ai travaillé dans la politique, et des manipulations, il y en a eu plus d'une... D'abord, il y a un grand nombre de monopoles de journaux qui sont tenus par des marchands de canons, des marchands d'avions, des marchands de caleçons ou de béton… Mais c'est aussi vieux que le monde, la manipulation, l'intoxication, c'est aussi vieux que la politique étrangère… Mais cela n'a jamais été aussi accéléré qu'aujourd'hui, parce qu'il y a les médias et surtout Internet, avec les révélations de Wikileaks qui sont tout-à-fait extraordinaires ! Donc, on peut mentir à la population mondiale une fois, comme disait Abraham Lincoln, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Par conséquent, les États-Unis, qui sont un géant aux pieds d'argile, feraient mieux de réfléchir plusieurs fois avant d'installer la guerre dans des endroits où ils finiront, comme partout, par être rejetés… Ce qui se passe en Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement de l'intoxication et de la désinformation, ce n'est pas simplement l'instrumentalisation d'un gars comme Ouattara pour mettre le pied dans la porte des richesses. La nouvelle guerre qui se tient maintenant dans tous les coins du monde, c'est celle entre les États-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine. L'Afrique de l'Ouest sera l'eldorado des vingt prochaines années dans le monde et, si nous ne comprenons pas que nous avons le devoir, même cynique, d'un rapport Nord-Sud intelligent, il vaut mieux que nous allions nous coucher et la France deviendra un espèce de vaste musée où l'on viendra voir les statues de cire de Monsieur Sarkozy, de Madame Dati ou de Monsieur Delanoë au musée Grévin… Il faut aussi que les journalistes, comme Monsieur Elkabbach, arrêtent de prendre les élites africaines pour des petits «négros Banania»… Cela dépasse l'entendement ! Je viens de réécouter l'interview par Monsieur Elkabbach de Monsieur Pierre Kipré, brillant ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire en France, et je me demande s'il ne serait pas temps que les Duhamel, Apathie et Elkabbach aillent directement à la maison des vieux artistes de Ris-Orangis ! On sent l’incompétence, l'arrogance et presque l'injure. Cela rejoint ce que pensent de nombreux Français de Nicolas Sarkozy. Ce garçon a trop tété le biberon de Charles Pasqua et il est le roi de la rodomontade. La politique étrangère, cela nécessite du calme, de la hauteur de vue et de la discussion. Je recommande aussi à nos reporters de France Info et d'ailleurs, d'arrêter de camper dans des halls d'hôtel et de lire des papiers qui leur sont confiés par je ne sais qui à l'ambassade de France ou par d'autres officines… Je suis très peiné pour mon pays, parce que l'on disait la France fille aînée de l'église et la Côte d'Ivoire petite sœur de la France. Les Ivoiriens et nous, nous étions faits pour nous aimer et nous entendre. À Abidjan, il y a quelque chose d'un peu marseillais et en France il y a quelque chose de très ivoirien, ce goût de l'indépendance, de la liberté de la souveraineté et de la rébellion. Ne négligeons pas le fait que 60% des Ivoiriens ont moins de 20 ans. Ne négligeons pas que, comme les gaullistes de la Résistance, ils ont envie de s'opposer aux colonisateurs et au totalitarisme… Seulement, les Chinois ont une diplomatie un peu plus intelligente que la nôtre… Actuellement, ce n'est pas difficile, parce que des crétins gèrent notre approche française de l'Afrique… L’ONU n’a pas été capable de préparer et de contrôler convenablement ces élections et je les entends dire, dans le camp Ouattara de l’Hôtel du Golf, que le Conseil constitutionnel est à la solde du président Gbagbo. Mais ils sont injurieux ! Est-ce que Monsieur Louis Joxe était à la solde de De Gaulle ? Est-ce que Monsieur Roger Frey était à la solde de Pompidou ? Est-ce que Monsieur Roland Dumas était à la solde de Mitterrand ? Est-ce que Monsieur Jean-Louis Debré était à la solde de Chirac ou à la solde du président Sarkozy ? Les journalistes, prétendus spécialistes de l'Afrique, qui essaient de faire passer Gbagbo pour Mugabe se trompent : je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.