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« Chaque génération découvre sa mission, elle la trahit ou l'assume »

Frantz Fanon « Les damnés de la terre »

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mardi 3 mai 2011

Access Africa, nids de vipères

Connaissez-vous Access Africa, un blog qui se considère le plus fiable pour les actualités africaines en ligne (dixit son slogan). Contrairement à ce qu'indique ce beau slogan, Africa Tribune ou Access Africa est un ramassis de mensonges et de simulacres. 

Après avoir publié (je le soupçonne) la fausse interview du Pr Laurent Gbagbo, ils viennent de récidiver avec "Ce que Laurent Gbagbo dira aux Ivoiriens", un billet publié par un certain Allain Jules ce 03 mars 2011 à 21h13. Dans ce chiffon injurieux, M. Allain Jules fait croire aux Ivoiriens qu'il a  "eu copie des grandes lignes du discours que prononcera prochainement l’ancien président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo, qui s’adressera à ses compatriotes." La déformation à l'état pur (dans la droite ligne des médias français) des idéaux de celui que les Africains dans leur grande majorité considèrent comme la plus grande figure contemporaine de la renaissance africaine.

Jugez-en vous-mêmes :


"Bonus tracks
[...] L’heure de la réconciliation a sonné, le temps de la guerre est terminé et, nous devons tous déposer les armes, se donner la main, et construire un pays fort. Suite à la crise post-électorale, par les intransigeances des uns et des autres, notre beau pays, la Côte d’Ivoire, a été souillée du sang de nos frères et soeurs. Pour cela, mes partisans et moi-même, demandons pardon aux Ivoiriens ![...]

Dans le même ordre d’idées, l’ex homme fort ivoirien, demandera instamment à ses miliciens, de cesser les combats, notamment à Yopougon. 

Bonus tracks
[...] J’ai demandé, depuis déjà, de déposer les armes. Ce n’est plus en mon nom propre, que vous vous battez. Il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. La paix, c’est maintenant. Alors, je vous exhorte, encore une fois, de déposer définitivement les armes. Il y a déjà de nombreux morts, n’en rajoutons pas…[...]

Sur les élections présidentielles, 

Bonus tracks
[...]Nous avons cru bon, de revendiquer notre victoire suite au deuxième tour de l’élection présidentielle. Nous avons manqué de discernement, restant sur nos convictions intimes qui n’étaient en rien la réalité. Pendant 4 mois, nous avons plongé notre pays dans le chaos. Notre mea culpa est donc sincère. Arrêtons cette politique politicienne, abdiquons, avançons ensemble, pour remettre sur les rails, notre économie et notre sécurité…[...]

L’heure a donc sonné. Chapeau bas M. Laurent Gbagbo ! "

Access Africa est tout simplement une ordure, un nid de vipères dont l'amateurisme même vénéneux n'effraie personne. Le Président Laurent Gbagbo a des mots que le peuple lui reconnaît. Pas ce chiffon.

mercredi 27 avril 2011

[cote d'ivoire] Il est encore temps de se réveiller nous les Africains


La colonisation est pire que le sida, elle déshumanise, chosifie, avilit. Les Africains sont déconsidérés en Occident comme en Afrique. On les expulse en France, on occupe en même temps leur pays, en fait, ils ne sont nulle part chez eux, contrairement aux Indiens d'Amérique, qui malgré toutes les atrocités subies, vivent et partagent la vie américaine. Et nous, on fait quoi ? C'est où chez nous ? Nos grands-parents ont tout donné à la France, leur sang, leur vie mais en retour la France les hait, les exploite, les expulse, les tue dans leurs propres pays dans un silence total. Comme au temps de l'esclavage. Alors que faire ?

LIBEREZ GBAGBO !




Côte d'Ivoire : Libérez GBAGBO !

Qui est Alassane Ouattara ?




Connaissez-vous vraiment Alassane Dramane Ouattara, le Président élu de la communauté internationale ? Au-delà de cette vidéo, des révélations sont en cours sur le pantin de la France, qui continue, au nom d'une élection présidentielle de décimer la population autochtone ivoirienne.

samedi 9 avril 2011

Dimanche 10 avril 2011 : grande marche contre l'occupation française de la Côte d'Ivoire

Après l'arrestation de 34 manifestants africains et une semaine de marche sans répit, les Ivoiriens de la diaspora remettent ça.

Aujourd'hui dimanche 10 avril 2011, une grande marche est organisée par les Africains de la diaspora pour soutenir le combat de l'indépendance totale de la Côte d'Ivoire. 14h30, rendez-vous .


Sarkozy et la France dehors !
Onu et Ban Kimoon dehors !

mardi 5 avril 2011

Côte d'Ivoire : La France livre enfin sa guerre.

Depuis hier lundi 04 avril 2011, la France a décidé de montrer son vrai visage au monde entier. Après avoir imposé en vain au peuple ivoirien sa marionnette Alassane Ouattara, Nicolas Sarkozy a engagé la France dans sa troisième guerre, après l'Afghanistan, la Libye.

Que veut la France ?

Selon les medias français, qui n'a jamais levé le petit pouce face à George W. Bush lorsque celui-ci a usurpé la victoire de Gore en 2002, applique la résolution 1975 du 30 mars 2011 par laquelle l'ONU demande instamment à Laurent Gbagbo de se retirer, à l’ONUCI d’utiliser « tous les moyens nécessaires pour mettre en œuvre son mandat de protéger les civils (…) y compris pour prévenir l’usage d’armes lourdes », impose des sanctions ciblées (gel des avoirs, interdiction de voyager) à l’encontre de Laurent Gbagbo, de Simone Gbagbo son épouse, du secrétaire général de la soi-disant "présidence" M. Désiré Tagro, du président Front populaire ivoirien M. Pascal Affi N’Guessan, et reconnait la compétence de la Cour pénale internationale pour juger les auteurs de crimes graves en Côte d’Ivoire ;

Si cette référence explicite la responsabilité de protéger, elle n'a jamais appelé nullement part le bombardement des civils.

Mais que la France ? Sous le prétexte de cette résolution, la France, en difficulté économique et financière veut  recoloniser l'Afrique.  La Côte d'Ivoire étant le bastion de la résistance anti-colonialisme, il fallait agir militairement. 

Mêmes causes, mêmes effets. En Libye comme en Afghanistan, c'est au nom de la démocratie que la France combat. Aujourd'hui, c'est la Côte d'Ivoire qui subit la démocratie par les armes. 

 Rebelles devenus Forces républicaines

Les médiamensonges vont bon train. Depuis hier, les rebelles sont devenus les Forces républicaines. Par la force de la France. Cela pose la question de la mesure démocratique. En effet, si tu tues, tu génocides, tant que tu es du côté des plus forts, tu restes dans la légalité. Ainsi donc, malgré les millions de morts causés par les Occidentaux à travers le monde, les médias brandissent le nom de la démocratie.

L'Afrique ainsi que les petits peuples savent maintenant à quoi s'en tenir. Mais reste une question fondamentale. Comment Alassane Ouattara dont les forces rebelles ont assassiné des milliers d'Ivoiriens depuis 1999, pourra-t-il gouverner la Côte d'Ivoire ? A moins de génocider tous les vrais Ivoiriens et de transplanter d'autres peuples en Côte d'Ivoire. 

Enfin, la démocratie en France se passe dans les urnes. Les élections présidentielles de 2012 devront servir aux millions de franco-immigrés d'exprimer leur voix proprement. Nous l'espérons vivement.

lundi 4 avril 2011

Côte d'Ivoire : génocide en pays Wè.

Epuration ethnique à Duékoué

Que retiendra demain l'histoire de cette crise postélectorale ivoirienne ? L'Onuci et la Force Licorne (française) soutiennent les reblles d'Alassane Ouattara. Pourquoi ? Parce que leur puolain aurait gagné les élections. Mais alors, depuis quand, soutient-on un candidat par les armes ? Les Forces occidentales manqueraient-elles de conscience ? Le Rwanda, l'Irak, l'Afghanistan et plus loin Hiroshima sont des symboles d'un genre de génocide qui devrait instruire le monde. Que nenni ! L'Occident continue sa croisade comme elle veut, quand elle veut. La raison du plus fort est toujours la meilleure disait déjà Jean de la Fontaine.

Duékoué a été la cible d'un massacre humain inimaginable. En effet, plus de 1200 personnes ont subi une épuration ethnique jamais connue en Côte d'Ivoire. Les responsables, les rebelles d'Alassane Ouattara, le démocrate soutenu par les Occidentaux. 

Mais que fait donc l'UA ?

Le machin s'est dégonflé, incapable et mis aux ordres par Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Drôle de présidents, toujours aux ordres de l'Occident, laissant ainsi filer une ultime occasion de se libérer du joug de la néo-colonisation. La Côte d'Ivoire puis la Libye subissent les foudres militaires de Nicolas Sarkozy pendant que les dignitaires de l'UA se planquent. La nouvelle génération devra se passer de ces marionnettes africaines et lutter pour la renaissance de l'Afrique.


L'ONU, responsable et coupable


Devant ce massacre humain, l'ONU, qui a accusé de façon unilatérale le camp Gbagbo d'exactions a, pour la première fois, dénoncé ce massacre perpétré par le camp Ouattara. Mais toujours est-il que malgré cette dénonciation tardive, le peuple digne retiendra que le vrai responsable et coupable de toutes ces exactions est et reste l'ONU de Ban Ki Moon, qui a encouragé, armé et soutenu les rebelles. 


Car comment peut-on imaginer que pour une simple élection électorale, on puisse en arriver là, au nez et à la barbe de l'organisation chargée d'apporter la paix partout où il y a des troubles ? En choisissant son camp, en armant les rebelles déjà armés depuis dix ans, en les héliportant sur toute l'étendue du territoire ivoirien, l'ONU a failli a ses prérogatives. C'est ça qui est la vérité.
  

mercredi 23 février 2011

Médias français, silence radio sur les propositions du panel

Les médias français, l'autre bras armé de la cilque à Ouattara, n'ont pas répercuté les propositions du panel des cinq chefs d'Etat de l'Union Africaine.

En effet, Jacob Zuma et les Chefs d’Etat du panel de l’Union Africaine sont opposés au partage du pouvoir. Ils proposent "un retour aux accords de Ouagadougou qui n'ont jamais été respectés" et " Laurent Gbagbo à son poste de Président de la République jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle." Selon des sources bien informées, les préalables visent "le désarmement effectif des rebelles et des milices, la révision et le nettoyage du fichier électoral, le redéploiement de l’Administration sur toute l’étendue du territoire national." 

On comprend aisément les raisons qui motivent ce silence radio des médias français, prompts à traiter Laurent Gbagbo de dictateur en soutenant le criminel Alassane Ouattara. Un désaveu pour la Sarkozie et la nébuleuse communauté internationale.

Le petit gros exilé au Sénégal continue de verser son venin

Crise


Guillaume Soro, le premier ministre de la République du Golf Hôtel n'en démord pas. La rage au coeur,  le petit gros qui veut à tout prix faire accéder au pouvoir suprême de notre pays son mentor, tente de rallier des militaires des FDS à sa cause.

La vipère a trouvé un nouveau nid au Sénégal. Le parrain de l'intervention militaire en Côte d'Ivoire, Abdoulaye Wade prend le malin plaisir à héberger les assassins. Ainsi Hissène Habré, l'ex président tchadien, exilé à Dakar depuis sa chute en 1990 et accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture, mène à Dakar une vie dorée et au compte du contribuable sénégalais.

Le rebelle Guillaume Soro, fort de ses soutiens français et sénégalais, qui ne tarderont pas à l'abandonner,  tient absolument à verser le sang du peuple qu'il veut gouverner. Et devant le refus de ce même peuple qui refuse ses incessants appels à « faire la révolution » comme en Égypte et en Tunisie, et à chasser du pouvoir Laurent Gbagbo, responsable selon lui du « chaos » dans le pays, il voit en l'armée une bouée de secours. 

De quel peuple parle Guillaume Soro ? Des Ivoiriens, ceux que ses troupes rebelles ont endeuillés ? Malgré ses appels « Le peuple de Côte d’Ivoire doit faire sa révolution. Il ne doit pas attendre son salut de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ni de l’Union africaine pour chasser Gbagbo du pouvoir », Guillaume Soro sait que personne ne le suivra. Sa cause est perdue car les Ivoiriens ne sont pas dupes. Les militaires non plus.

Guillaume Soro n'ignore pas non plus que tôt ou tard, il sera traduit devant le tribunal africain pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture. Ne lui en déplaise !

vendredi 18 février 2011

La France est-elle raisonnable ? Qu'elle quitte la Côte d'Ivoire.

Baisser sa garde dans un combat tant que l'on n'en connaît pas son issue se révèle on ne peut plus dangereux. Le peuple ivoirien, face aux menaces d'intervention militaire suscitées par la crise postélectorale, et orchestrées par le petit Napoléon français et sa bande de gangsters occidentaux, s'est engagé dans un combat meurtrier qui ne dit pas son nom. Laurent Gbagbo est et reste le Président élu pour la grande majorité des Ivoiriens. Mais pour la France de Nicolas Sarkozy et ses alliés, Alassane Ouattara doit prendre le pouvoir. A tout prix. Ce bras de fer, qui déconsidère la souveraineté de la Côte d'Ivoire et  réduit un pays indépendant à un simple Territoire d'Outre-Mer français, irrite jusqu'à la diaspora ivoirienne de France. 

Des comportements de voyous


Alassane Ouattara que personne n'a vu depuis bientôt deux mois veut asphyxier la Côte d'Ivoire. Avec ses maîtres, le bourricot de la France s'est engagé dans la déstabilisation de notre pays en tentant la fermeture des banques. Avec le secret espoir de dresser les militaires contre le Président Laurent Gbagbo. Les banques françaises BNP Paribas et SGBCI - ce n'est pas une surprise - et au moins trois autres dont des banques américaines ont décidé de suivre le mot d'ordre. A leur propre perte car ces comportements de voyous sont de plus en plus contestés.

Soutenir la noble cause

En effet, le Président Laurent Gbagbo a pris la sage décision de nationaliser ces banques de voyous pour sauver les emplois des valeureux Ivoiriens. A lire "Le Parisien.fr" du 18 février 2011, comme d'ailleurs les autres médias français devenus depuis le bras séculier des gangsters mondiaux, la France continue de considérer Alassanne Ouattara, du moins son fantôme comme le Président élu de la République de la Côte d'Ivoire. Ce qu'aucun démocrate digne de ce nom ne peut admettre. Quoi qu'il en soit, la lutte continue, disent les vrais fils de la Côte d'Ivoire, qui puisent leurs forces dans la noblesse même de cette lutte de la souveraineté, l'indépendance économique et politique de la Côte d'Ivoire. Cette lutte appelle la dernière goutte de son sang pour soutenir le Président légalement et légitimement élu, SEM Laurent Gbagbo ainsi que les Institutions ivoiriennes.

La France doit quitter la Côte d'Ivoire

Nous espérons que ces pseudo défenseurs de la démocratie, qui ont soutenu et continuent de soutenir des dictateurs, Ben Ali, Hosni Moubarak depuis chassés par leur peuple, Blaise Compaoré, Paul Biya, Abdoulaye Wade, etc. finiront par raison entendre. Car le peuple de la Côte d'Ivoire est décidé à défendre sa souveraineté. Et pour cause il tient Alassane Ouattara l'élu de la France et de la nébuleuse communauté internationale pour responsable de tous ses malheurs. Lui et ses rebelles avec à leur tête Guillaume Soro seront traduits un jour devant la Cour Pénale Africaine. Nicolas Sarkozy aussi. Pour leurs méfaits. Finie l'époque où l'Afrique courbait l'échine devant la France et l'Occident. Fini l'esclavage, finie la colonisation qui ont enrichi la particulièrement France et les Etats-Unis. Au sang, aux larmes et à la sueur des peuples noirs.

Si la France est raisonnable, elle a le droit de rompre ses relations diplomatiques avec la Côte d'Ivoire comme elle a le droit de retirer tous ses soldats et ses biens de la Côte d'Ivoire. On ne se marie pas avec quelqu'un qu'on n'aime pas.

mardi 15 février 2011

L'Université de Libreville dans un état désastreux



Mais où vont les richesses du Gabon ? Les étudiants gabonais font les frais (ils ne sont pas un cas isolé malheureusement) du pillage effréné des richesses de leur pays. La France colonialiste continue tranquillement d'enfoncer le Gabon mais en même temps de dénoncer la misère qui frappe les gabonais.

En installant à la magistrature suprême du Gabon Bongo fils contre tous les principes démocratiques, la France a encore une fois déconsidéré les Africains. La voilà qui veut imposer Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire. Pour la France de Sarkozy, le petit historien qui croit que l'Afrique n'est pas rentrée dans l'histoire, la démocratie est un luxe qui ne peut pas profiter aux Africains. Tant que la volonté de manger la laine sur le dos des Africains n'est pas respectée. On se moque de qui ?

samedi 12 février 2011

Nicolas Sarkozy : le mensonge comme idéologie.

Joli coup médiatique de Nicolas Sarkozy le jeudi dernier sur TF1.  L'émission "Paroles de François" animée par le très énigmatique Jean-Pierre Pernaut, a été suivie par 8,3 millions de téléspectateurs. Question : est-ce par curiosité ou par soutien au Président que TF1 a connu une telle audience ? 

Le choix des intervieweurs laisse pantois. Nul ne connaît les critères de sélection de ces journalistes d'un soir mais toujours est-il qu'ils ont semblé de connivence avec Nicolas Sarkozy. Pas de contradictions ouvertes, toujours dans l'acquiescement. 

L'homme du "Travailler plus pour gagner plus", qui s'en met plein les poches par le truchement de ses amis multilliardaires pendant que le peuple français continue de se serrer la ceinture assumant à lui tout seul les multiples augmentations des prix (électricité, carburant, produits alimentaires, loyers, etc.) et déjà en campagne électorale, se réjouissait d'avoir convaincu les Français. Mais que nenni ! Le sondage exclusif Harris Interactive enfonce le clou. Malgré ses airs affables contrastant avec la posture de l'agité du début de mandat, entre autres insolences "Casse-toi, povr'con",  les Français ne lui font plus confiance. Du tout. Le petit Napoléon ne fera certainement pas un deuxième mandat. Le peuple voit en lui plutôt un dictateur qu'un démocrate. Et ce sera tant mieux. La réintégration de la France à l'OTAN[1], le traité de Lisbonne ratifié par la voie parlementaire[2], la mobilisation de millions de Français contre la nouvelle réforme des retraites[3] adoptée sans autre forme de procès, l'augmentation de son traitement à 140%[3], les affaires Bettencourt, MAM et Fillon, etc. restent présents à l'esprit de tous. La démocratie voudrait qu'il y ait discussion autour de ce projet ou au pire, retrait pur et simple. Nicolas Sarkozy, lui, a choisi d'adopter la réforme des retraites[4] contre le pouvoir du peuple, qui l'a porté à la magistrature suprême. Entre Nicolas Sarkozy, Ben Ali, Blaise Compaoré et Hosni Moubarak, la différence idéologique apparaît mince, très mince.

Pour la grande majorité des Français issus de l'immigration africaine, la décision semble prise, après le piétinement de la souveraineté de la Côte d'Ivoire par Nicolas Sarkozy. Beaucoup pencheraient pour la présidente du FN dont le discours politiquye leur apparaît plus cohérent.

Nous reproduisons ici l'article du quotidien "Le Parisien" relatif au sondage d'après l'émission. 

Mais à la lecture de notre sondage exclusif Harris Interactive, le chef de l’Etat a moins de raisons de se réjouir : 46% seulement des personnes ayant regardé « Paroles de Français » ont été convaincus par le président.


Alors qu’elles étaient 57% à partager cette opinion, il y a un an, à l’issue de la précédente émission de ce type. Lui qui voulait profiter de cette intervention pour recréer un lien de proximité avec les Français n’a donc pas atteint l’objectif qu’il s’était fixé.


D’autant que ce chiffre plonge même à 26% quand on interroge l’ensemble de la population. C’est-à-dire aussi bien les Français qui ont suivi — en totalité ou en partie — l’émission que ceux qui ne l’ont pas regardée mais en ont entendu parler.


Pourquoi un tel écart ? « Tout simplement parce que les personnes qui n’ont pas regardé TF 1 jeudi soir sont, a priori, plus critiques vis-à-vis du chef de l’Etat, explique Jean-Daniel Lévy, directeur d’Harris Interactive. Mais elles ont tout de même pu se forger une opinion par la manière dont les uns et les autres en ont parlé après, notamment dans les médias et à travers les réactions de la classe politique. »


LE SONDAGE*

(*Sondage réalisé en ligne les 10 et 11 février. Echantillon de 1117 individus issus de l'accès panel Harris Interactive, représentatifs de la population française âgée de plus de 18 ans. Méthode des quotas).

Mais tout n’est pas négatif pour le chef de l’Etat. Sur les thématiques centrales de son électorat traditionnel, Nicolas Sarkozy garde encore un certain crédit : 58% des personnes ayant suivi l’émission ont ainsi été convaincues par ses propositions sur la dépendance des personnes âgées. Et dans le conflit qui l’oppose aux magistrats, ils sont encore 51% à le soutenir.

« En revanche, il éprouve plus de difficultés sur les sujets qui touchent plus au quotidien des Français », note Lévy. Sur le chômage, malgré le déblocage de 500 millions d’euros en faveur de l’emploi, seulement 40% des téléspectateurs ont été convaincus. Et ils ne sont que 30% à le juger capable de répondre au problème du pouvoir d’achat. Même sur la sécurité des biens et des personnes, pourtant l’un des marqueurs de son action, sa proposition de renforcer la vidéosurveillance ne suscite pas une adhésion majoritaire (55% d’avis défavorables).

Enfin, sur les polémiques qui ont récemment touché le gouvernement, 54% des téléspectateurs n’ont pas été convaincus par les explications de Sarkozy sur les vacances de Michèle Alliot-Marie en Tunisie.

1] Le président Nicolas Sarkozy a annoncé, mercredi 11 mars, le retour de la France dans le commandement milliaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), tournant la page ouverte par le général de Gaulle en 1966.
2] Après le rejet par 55 % des Français par voie référendaire en 2005 du projet de traité établissant une constitution pour l'Europe, la France de Nicolas Sarkozy ne propose pas un nouveau référendum aux citoyens au motif que ce nouveau traité n'est pas une Constitution européenne. Cependant, une révision de la Constitution française, effectuée par la voie du Congrès le 4 février 2008, permet la ratification du traité lui-même par la voie parlementaire le 8 février 2008.
3] Une note interne de l'Elysée fait passer la rémunération annuelle du chef de l'Etat de 101 488 à 240 000 euros, soit une augmentation de 140%. Avant l'augmentation effective au 1er janvier 2008, Nicolas Sarkozy a demandé à continuer de percevoir son salaire de ministre l'Intérieur jusqu'au 31 décembre 2007, soit 11 500 euros net. Le budget de l’Elysée triple dans le même temps, passant de 32 millions d'euros environ à plus de 100 millions d’euros.

4] Le 9 novembre 2010, Nicolas Sarkozy a promulgué la loi adoptée le 27 octobre 2010 par le Parlement et approuvée par le Conseil constitutionnel le 9 novembre 2010. La " loi n°2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites ", a été publiée dans le Journal Officiel de la République Française (JORF) n°0261 du 10 novembre 2010 (page 20034).


Après Moubarak, à qui le tour ?

Ben Ali, Hosni Moubarak. Quel lien entre les deux ex présidents de Tunisie et d'Egypte ? Dictature, enrichissements personnels, corruption à grande échelle en faveur de clans familiaux, investissements à l'étranger pendant que le peuple vit dans la misère la plus absolue, puis démission et exile. Par la détermination du peuple !

La révolution des peuples arabes n'est-il pas un signe précurseur à la détermination des peuples du monde entier à ne plus se laisser manger la laine sur le dos ? Même dans les grands pays dits démocratiques, seule une poignée d'individus s'enrichit pendant que la grande majorité, le peuple se serrent la ceinture. 

L'Afrique subsaharienne qui vit depuis des siècles aux dépens de la Françafrique devrait se bouger. A moins que cela ne plaise aux peuples africains noirs de continuer de subir la loi des dictateurs au service de leurs maîtres occidentaux. L'Afrique est une terre fertile qui nourrit plus de dictateurs que de démocrates. Le cas du Burkina Faso, dont le président Blaise Compaoré vient d'être élu avec +80% de voix aux dernières élections présidentielles après 25 ans de pouvoir sans partage, d'assassinats impunis de citoyens, reste un exemple tangible de nos allégations. Le comble, c'est que Blaise Compaoré est considéré comme un démocrate par l'Occident et notamment par la France.


Descendre dans la rue, manifester sa volonté du changement, du refus des ingérences,
crier son ras-le-bol chaque jour : Dégage Ouattara ! Dégage Sarkozy ! Dégage Choï !

On peut aussi s'interroger sur les élections des fils Kabila, Eyadéma, Bongo au Congo RDC, Togo et au Gbaon, le maintien au pouvoir de Sassou Nguesso au Congo comme sur les errements de Wade au Sénégal. Le peuple africain noir doit suivre l'exemple du peuple arabe, s'il veut sa liberté. Ce n'est pas en philosophant qu'il gagnera son indépendance mais en agissant comme vient de le faire le peuple égyptien.

Dégage, voilà le nouveau mot d'ordre !  

Egypte : Moubarak est tombé, vive le peuple !

L'idée démocratique se résume à la formule d'Abraham Lincoln : la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. » Mais depuis des lustres, cette démocratie se caractérise dans l'appropriation univoque d'une élite, celle que le peuple, par le suffrage universel, a désignée pour porter ses voeux. En quelque sorte, privant le peuple de son pouvoir démocratique, se sont installés sur toute la planète ou presque des systèmes monarchiques, le pouvoir détenu par un seul, ou oligarchiques où le pouvoir est aux mains d'un groupe. 

Hosni Mubarak ritratto.jpg
Hosni Moubarak, après 30 ans de dictature,
d'enrichissement personnel (+70 milliards de dollars à l'étranger)
et malgré les nombreux subterfuges utilisés pour garder le pouvoir,
a fini par céder sous la pression du peuple.

Les pays occidentaux, qui étaient porteurs de cette démocratie dont rêvaient tous les peuples du monde entier, jouant pernicieusement sur le développement économique et géostratégique, ont mis au pouvoir et soutenu pendant des décennies des monarques salués à grands coups de matraquage médiatique ici et là. Galvaudant ainsi le principe démocratique au nez et à la barbe des peuples.

Ainsi Hosni Moubarak, le président égyptien au pouvoir depuis 30 ans, Blaise Compaoré au Burkina Faso avec 25 ans de présidence sans partage, Ben Ali plus de 20 ans en Tunisie etc. sont des démocrates pour les Occidentaux. 

Le réveil des peuples arabes, Tunisie en tête, vient de prouver que le peuple peut reprendre son pouvoir. Quand il veut. Le vendredi 11 février 2011, après le départ de Ben Ali, c'est Hosni Moubarak qui démissionne malgré lui. 

Même si c'est l'armée qui tient les rênes du pays avec objectif d'organiser la transition démocratique, via des élections libres, le peuple égyptien vient de démontrer à la face du monde et notamment des maîtres du monde occidentaux que nul ne peut aller contre la volonté d'un peuple en colère. 

Hosni Moubarak, une des marionnettes étatsunisiennes et européennes en Afrique, est tombé. Pour l'heure, le peuple égyptien, qui vient de donner une leçon magistrale aux oligarches occidentaux, savoure en liesse sa victoire. Chapeau les artistes !

dimanche 6 février 2011

Gabon : La France appelle au respect de la Constitution

Le Gabon se retrouve dans une configuration de deux présidents, l'un Ali Bongo proclamé par la cour constitutionnelle et reconnu par la "communauté internationale" après un tour de passe-passe françafricain et l'autre Mba Obame, le secrétaire général de l'UN, arrivé en tête des dernières élections présidentielles du Gabon mais dont la victoire a été volée. La France, qui ne reconnaît pas les décisions du Conseil constitutionnel ivoirien, invite subitement les acteurs politiques gabonais au respect de la Constitution gabonaise. Comme c'est bizarre, vous avez dit bizarre ? Dans les deux cas de figure, il est aisé de reconnaître autant en Côte d'Ivoire qu'au Gabon, la France est prise à son propre piège. En soutenant Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire, et Ali Bongo au Gabon, elle bafoue la Constitution de deux pays souverains. L'Afrique devrait réagir : trop c'est trop ! Même si les Francs-maçons sont derrière tout ce mic-mac françafricain. A moins que l'Afrique noire manque d'arguments suffisants pour faire valoir ses droits.


Gaboneco-6/2/2011

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, a invité le 2 février les acteurs politiques gabonais au respect de la Constitution. Pour son pays, la victoire d’Ali Bongo au scrutin du 30 août 2009 ne souffre d’aucune contestation.
A la faveur d’une conférence de presse tenue le 2 février à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, s’est exprimé sur la situation politique actuelle du Gabon, consécutive à la prestation de serment d’André Mba Obame, secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN, opposition), le 25 janvier à Libreville.
«Les résultats du scrutin présidentiel qui s’est tenu le 30 août 2009 ont été validés par la Cour constitutionnelle du Gabon. Ils ont été reconnus par la France comme par l’ensemble de la communauté internationale. La France appelle les acteurs de la vie politique gabonaise à respecter la Constitution et à chercher à faire valoir leurs vues dans le cadre légal, marqué notamment par les prochaines élections législatives», a-t-il poursuivi.
Depuis sa prestation de serment, André Mba Obame, les membres de son gouvernement parallèle notamment, sont retranchés dans les locaux du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Libreville. Depuis le 29 janvier des manifestations isolées de militants de l’UN, ont éclaté dans le pays. Alors que certains ténors de l’opposition insistent sur l’instauration du dialogue pour une sortie de crise, les forces de l’ordre ont arrêté plusieurs militants de l’UN.

vendredi 4 février 2011

Washington met la pression sur Gbagbo et alors ?


International |  04/02/2011 - 21:11

Selon le Journal du dimanche (JDD), Washington met la pression sur le Président de la République de la Côte d'Ivoire par la voix de son ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, qui a déclaré vendredi qu'il ne restait plus guère de temps à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir pacifiquement et honorablement en Côte d'Ivoire. Et d'avertir le président sortant que "la fenêtre était en train de se refermer". 
Le peuple ivoirien prend acte de vos déclarations, qui n'inquiètent personne. Pour tout vous dire, Monsieur l'ambassadeur, Washington, qui a l'habitude de soutenir et de mettre au pouvoir les marionnettes despostes que délogent progressivement les peuples du Maghreb ne fait plus peur. Ses amis Ben Ali en Tunisie est en exil, Hosni Moubarak finira lui aussi par s'en aller. Au grand dam de vos maîtres. 
Les peuples africains, si Washington habitué à tuer les innocents sans vergogne, ne l'a pas encore compris  - les exemples du Vietnam, de l'Irak, de l'Afghanistan, pour ne citer que ceux-là - s'indignent et réaffirment leur soutien indéfectible au Président légitimement et légalement élu, SEM Laurent Gbagbo. Eh bien, M. l'ambassadeur, si vous êtes honnête avec vous-même, si vous avez un brin d'honneur, partez de la Côte d'Ivoire. Rentrez chez vous immédiatement. La Côte d'Ivoire ne se pliera jamais à vos forfaitures. 
Le peuple africain, las de l'esclavage que vous reproduisez sous le couvert de  votre démocratie du deux poids deux mesures, vous met en garde. Touchez à un seul cheveu du Président de la République de la Côte d'Ivoire équivaudra à une atteinte grave à la souveraineté de notre pays. Le peuple africain ne vous le pardonnera jamais ni à vous-même ni à Washington ni à la sordide communauté internationale. Ce ne seront pas vos fusils et canons aussi sophistiqués, fussent-ils, qui feront reculer le peuple à la conquête de sa liberté.

Nous vous voyons venir, Monsieur l'ambassadeur, que le peuple africain se plie aisément, courbe l'échine facilement, immature, tremble devant le blanc peureux comme un poux. Il suffit de le menacer, tels sont les stéréotypes que vous entretenez depuis des siècles sur le peuple noir. Vous n'imaginez même pas que ce peuple a une histoire de bâtisseurs, de combattants. Tant pis pour vous ! Nous vous voyons venir, mais sachez, Monsieur l'ambassadeur, que le peuple ivoirien a pris le pouls de ses souffrances mais aussi des vôtres. Car vous souffrez au fond de vous, vos nuits sont cauchemardesques, vous qui croyez en Dieu, me semble-t-il, jusqu'à inscrire sur vos dollars " in god we trust". Quelle opprobre ! Quelle honte ! Vous ne vous apercevez même pas que Dieu a retiré Sa main de bonté sur votre pays. Permettant ainsi au monde entier de découvrir vos méfaits et de ne plus vous écouter. Pauvre Amérique !
Monsieur l'ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, vos déclarations dénotent cette arrogance de ceux qui croient incarner la puissance divine, de ceux qui se croient propriétaires des richesses du monde entier et, qui peuvent se permettre de voler, de piller, de spolier, de tuer sans en être inquiétés. Le tribunal africain vous poursuivra tôt ou tard, vous et vos compagnons de la nébuleuse ONU, vous et compagnons de l'UE, vous et vos compagnons de la communauté internationale, croyez-nous. Le peuple africain, l'un des plus pacifiques au monde, indigné par vos pratiques mafieuses, croyez-le ou ne le croyez pas, saura désormais se prémunir et faire valoir ses droits. Par tous les moyens. 
La Côte d'Ivoire sera, Monsieur l'ambassadeur,  votre cauchemar jusqu'à la fin de vos jours.

Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !

mercredi 2 février 2011

Egypte : Sarkozy sur les traces du maître Obama

Nicolas Sarkozy, l'omnipotent Président français, s'est exprimé sur les manifestations en Égypte. Mercredi, au lendemain du discours prononcé par le président Hosni Moubarak annonçant qu'il quitterait son poste en septembre, il a appelé son ami dictateur à une transition rapide et « sans violence » dans le pays. Dans la droite ligne du grand maître du monde Barack Obama.


Nicolas Sarkozy a évoqué la "profonde amitié" qui unit la France à l'Égypte
Nicolas Sarkozy, l'omnipotent président français, ami des despotes africains.

Dans un communiqué de l'Élysée lié à la situation de crise démocratique qui secoue l'Egypte, on peut lire : « Le président de la République réitère son souhait qu'un processus de transition concret s'engage sans tarder et permette de répondre au désir de changement et de renouvellement exprimé avec force par la population ». Il appelle « tous les responsables égyptiens à tout faire pour que ce processus crucial se déroule sans violence ». 
« Liée à l'Égypte par une ancienne et profonde amitié, la France renouvelle son appui aux aspirations des Égyptiens pour une société libre, démocratique et diverse, ajoute le président français. Elle sera aux cotés de tous ceux qui entendent conserver un caractère pacifique et exemplaire à l'expression et à la satisfaction de ces attentes légitimes. ».
Le peule égyptien, las des 30 ans de despotisme soutenu par les Etats-Unis, la France, l'ONU et tout le panel de la nébuleuse communauté internationale, exige le départ de Moubarak. Pris à leur propre piège, les Occidentaux qui n'ont d'amis que leurs intérêts économiques et géostratégiques ont fini par retourner leur veste. Le peuple égyptien, qui n'est pas dupe, continue de battre le pavé.   
Reste maintenant aux peuples de l'Afrique francophone subsaharienne à se saisir de cette belle opportunité pour chasser les dictateurs françafricains. La liberté ne peut s’acquérir que par cette exigence sacrificielle.

MAM prise la main dans le sac tunisien

Les donneurs de leçons français sont-ils aussi blancs que neige ? Une catégorie d'Africains continue de le croire. Pour cette minorité qui continue de courber l'échine devant les maîtres blancs, seul l'homme noir est capable de profiter de largesses parfois illégales. 
Celle qui hier encore, demandait avec une certaine ironie au Président ivoirien, Laurent Gbagbo, de quitter au plus vite le Palais présidentiel au profit d'Alassane Ouattara, s'ils veulent lui et son épouse entrer dans l'Histoire, Michèle Alliot-Marie, la chef de la diplomatie française, vient d'être épinglée par le Canard enchaîné, hebdomadaire satirique français. Et pour cause, elle a eu recours entre Noël et le Jour de l'An au jet privé d'un homme d'affaires tunisien associé à un beau-frère de Ben Ali pour relier Tunis à la ville de Tabarka, avec son conjoint Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et des membres de leur famille. 

Alors qu'un silence radio règne du côté de l'UMP, Jean-François Copé d'habitude si loquace quand il s'agit de négrophobie et d'islamophobie n'a pu rien dire,  des voix s'élèvent déjà au PS pour demander la démission de MAM. Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS estime que la ministre des Affaires étrangères s'était "totalement disqualifiée" avec "son voyage en Tunisie" et qu'elle n'avait donc "plus sa place au gouvernement".


Pour Arnaud Montebourg,  "La connivence du pouvoir actuel en France avec le régime Ben Ali se révèle jour après jour et justifie le départ de Mme Alliot-Marie".

Enfin quant à Manuel Valls, député PS de l'Essonne, il a déclaré dans un communiqué que la ministre n'était "pas du tout à la hauteur de ses fonctions". "Si c'est vrai, c'est très grave (...) Un ministre des Affaires étrangères qui voyage dans un avion privé d'un proche du pouvoir (de Ben Ali) c'est un problème, c'est l'image de la France qui est incontestablement engagée (...) Ça me paraît difficile, si les faits sont avérés, de pouvoir continuer à représenter la France. Je trouve que Mme Alliot-Marie a perdu la main, en tout cas apparemment, elle n'est pas du tout à la hauteur de ses fonctions".

Seulement voilà, la ministre des Affaires étrangères nie tous les faits. Elle dénonce des "mensonges", et comme la plupart des donneurs de leçons français, elle refuse de démissionner : «Pour des choses qui sont fausses, pour des assertions, non, pas du tout», a-t-elle répondu à la presse à la sortie du Conseil des ministres. 

Interrogé, par ailleurs, par le député socialiste Olivier Dussopt, MAM a tenu à préciser : "Si je prends mes vacances parfois en Tunisie, c'est à mes frais, voyages et hôtels".

Le Canard enchaîné n'a pas l'habitude de distiller, comme le reste des médias français, des intoxications.  Nous espérons qu'il éclairera ses lecteurs sur ces largesses dont a profitées un membre éminent du gouvernement Sarokozy. Une fois encore !

Pour l'Africain conscient, Laurent Gbagbo est déjà entré dans l'Histoire. Et MAM, entrera-t-elle dans l'Histoire ? 

La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie lors d'une conférence de press, à
MAM, ministre des Affaires Etrangères de la France